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vendredi 26 octobre 2018

MTG : La météo du 21° siècle

Les deux types de satellites MTG
Crédit Thales Alenia Space

Une coproduction 3AF Côte d'Azur & Cannes Aéro Spatial Patrimoine (CASP)

Conférence de
Jean-Michel Reix, Antoine Rérolle,
Pierre Armand
Thales Alenia Space, programme MTG

Vendredi 26 octobre 2018 à 18h

Thales Alenia Space Cannes
Salle Zeus – Bâtiment Odyssée
5 allée des Gabians – ZI la Frayère – Cannes la Bocca



Après le succès des missions Méteosat précédentes, Meteosat Third Generation (MTG) est la troisième génération de satellites géostationnaires d’Eumetsat, réalisée par Thales Alenia Space, maître d’œuvre industriel dans le cadre d’un contrat avec l’agence spatiale européenne (ESA).
Le concept évolue fortement par rapport aux deux générations précédentes, puisque deux types de satellites seront mis en œuvre (un imageur et un sondeur), tous deux stabilisés trois-axes (alors que les satellites des deux générations précédentes étaient spinnés) avec une très grande précision de pointage. L'augmentation du temps d'observation de 5 à 100 % par rapport à la solution de stabilisation par rotation est indispensable pour satisfaire les besoins futurs, qui exigeront des gains en résolution spatiale, en cycle de rafraîchissement des données ainsi qu'en rapport signal sur bruit des divers instruments imageurs et sondeurs.

Dans le cadre du programme MTG, six nouveaux satellites seront lancés (imageurs et sondeurs) à partir de 2021 :
  • Quatre Satellites Imageurs (MTG-I) pour une durée attendue de 20 ans de service opérationnel
  • Deux Satellites Sondeurs (MTG-S) pour une durée attendue de 15,5 ans de service opérationnel
Au-delà de la complexité technique qui permettra de fournir des données d’une grande qualité à la communauté météorologique mondiale, ce programme présente des facteurs de complexité liés à une organisation industrielle devant coordonner plus d'une centaine de fournisseurs distincts. Pour ces raisons une coopération étroite entre plusieurs acteurs majeurs du spatial européen a dû être mise en place pour régir ce vaste programme innovant.
Jean-Michel Reix, Antoine Rérolle, Pierre Armand
En cliquant sur le titre, vous avez accès à l'article de Wikipédia sur MTG
Jean-Michel Reix, né en 1956, diplômé de l’ENSAM en 1980, option Aéronautique.
Après quelques mois au Centre de Recherche d’Electricité de France, Direction des Etudes Probabilistes, il rejoint le site de Cannes en 1981, dans le domaine du Spatial. Hormis quelques années comme Directeur adjoint du site, il se consacrera au management de grand projets internationaux de Maîtrise d’Œuvre Thales Alenia Space, tels qu’Herschel Planck dans le domaine de la science (Grand Prix Spécial de la 3AF, 
Gold Winner in Award Project Excellence in International Mega – Sized Projects – IPMA), ou plus récemment MTG dans le domaine météorologique, dont il reprendra la direction fin 2015.
Antoine Rérolle, né en 1967, a intégré l’école polytechnique en 1986.Diplômé de Télécom Paris en 1991, il a effectué l’ensemble de sa carrière dans les systèmes spatiaux : A Toulouse d’abord, sur les segments sols de mission (sonde Ulysse, trajectographie et sauvegarde du CSG) puis dans le domaine de la navigation par satellites (compléments européens au GPS Euridis et EGNOS).Intégrant Thales Alenia Space à Cannes en 2006, il est Responsable Industriel sur les programmes de télécommunications Star One C1 et C2, puis sur la constellation Iridium NEXT. Il rejoint en 2018 le programme d’observation MTG (Météosat Third Generation) comme Chef de Programme des satellites MTG-Imageur.
Pierre Armand, né en 1965, diplômé de l’Université Paris Diderot (Paris 7) en Méthodes Physiques en Télédétection. Il rejoint le site de Cannes en 1990, dans le domaine de l’imagerie Radar à Ouverture Synthétique pour y réaliser une Thèse de doctorat, obtenue en 1993. Après plusieurs années dans le domaine de l’observation de la Terre , il a rejoint le projet Planck en charge des aspects vérifications et plus particulièrement la réalisation des essais cryogéniques qui ont permis de démontrer les performances.En 2010, il intègre le programme d’observation MTG (Météosat Third Generation) d’abord en tant que responsable du Satellite MTG-S, puis plus récemment en tant que de Directeur de Programme Adjoint.


Signature du Livre d'Or 3AF Côte d'Azur par les trois conférenciers à l’issue du dîner avec eux auquel participaient de nombreux membres de 3AF CA et CASP, une bonne occasion de discussions complémentaires sur ce très gros programme MTG.


mercredi 19 mars 2014

Alphabus et la propulsion électrique

Crédit Photo : ESA / Jacky Huart

Conférence de
Stanislas Blanc
(responsable programme TAS plateforme Alphabus) ;
Jean-Marie Seguin
(responsable technique TAS plateforme Alphabus);
Anthony Naulin
 (Propulsion électrique TAS)

Mercredi 19 mars 2014 à 18h

Thales Alenia Space Cannes
Salle Zeus – Bâtiment Odyssée
5, allée des Gabians – ZI la Frayère – Cannes la Bocca


Les satellites de télécommunications offrent aujourd'hui de nombreux services qui, dans certains cas, s'accompagnent d'une demande de surcroît de capacité : retransmissions TV, accès à Internet, diffusion de la radio numérique ou de la TV haute définition, nouvelle génération de services mobiles et large bande. Pour cette raison, leurs charges utiles deviennent de plus en plus puissantes, lourdes et flexibles. Ces satellites nécessitent donc une plateforme spatiale très performante.
La plateforme européenne Alphabus a été conçue pour répondre à ces besoins. Polyvalente et modulaire, elle permet aux satellites de télécommunications d'atteindre une puissance de charge utile de 12 à 22 kW, contre 15 kW pour les plateformes actuelles.
Pour permettre cet accroissement de capacité tout en limitant la masse du satellite au lancement, l'architecture d'Alphabus intègre la propulsion électrique pour le maintien à poste et, à terme, pour la mise en orbite géostationnaire.
Cette nouvelle plateforme a été réalisée en coopération entre les deux plus grands constructeurs de satellites européens Thales Alenia Space et Airbus Defense & Space avec le support de l’agence spatiale européenne (ESA) et de l’agence spatiale française (CNES).
Sa qualification, dans sa première version (12 à 18 kW) s’est achevée par le lancement en juillet 2013 du premier satellite issu de cette nouvelle filière : Alphasat.

La conférence présentera, dans une première partie, la plateforme Alphabus et son premier satellite d'application Alphasat. Dans une deuxième partie les conférenciers montreront l’intérêt d'embarquer la propulsion électrique pour des satellites de télécommunications  et feront le point sur les satellites du futur tout électriques.
En cliquant sur le titre on peut lire ce que Wikipédia dit d'Alphabus
Stanislas Blanc
Ingénieur Arts et Metiers, Stanislas Blanc a consacré son activité professionnel au domaine spatial.
Des bancs d’essai des moteurs Ariane à SNECMA Vernon (ex-SEP), l’analyse de mission Ariane à ADS Les Mureaux (ex-Aerospatiale), les opérations de lancement Ariane au centre spatial de Kourou en tant que responsable sauvegarde vol puis en charge des laboratoires du  CNES, il a, de retour en métropole, participé activement à la réalisation du satellite Alphasat et à la qualification de la plateforme Alphabus et son extension à 22 Kw.

Jean-Marie Seguin
Ingénieur Sup’Aéro et diplômé d’un Masters en Aerospace Engineering à l’Université du Texas (Austin, USA), Jean-Marie Seguin a démarré sa carrière professionnelle sur le guidage-pilotage et les performances des lanceurs à ADS Les Mureaux (ex-Aerospatiale). Il est ensuite passé au monde des satellites (satellites en orbite basse ou satellites de télécommmunications géostationnaires), sur des programmes en développement ou d’application, chez Thales Alenia Space à Cannes puis à Toulouse. Il travaille sur les projets Alphabus/Alphasat depuis 2005, d'abord en tant qu’ingénieur système et validation, puis  responsable technique.


Conférence Alphabus, de gauche à droite :
Bernard Olalainty (ADS), Philippe Sivac (ESA),
Stanislas Blanc (TAS),  Anthony Naulin (TAS), Jean-Marie Seguin (TAS)(*)

(*) TAS = Thales Alenia Space ; ESA = Agence spatiale européenne ; ADS = Airbus Defence and Space

mardi 21 septembre 2010

GOCE

Conférence de
François Barlier,
Astronome émérite OCA
Membre du Bureau des longitudes
et
Max Bard,
Thales Alenia Space, Cannes

Mardi 21 septembre 2010 à 18h
Auditorium du Spacecamp Thales Alenia Space
Allée des Cormorans – Cannes-la-Bocca


GOCE (Gravity field and steady state Ocean Circulation Explorer) est un satellite scientifique de l'Agence spatiale européenne (ESA) dédié à la mesure du champ de gravité terrestre et a la modélisation du Géoïde ( Iso potentiel de gravité ramené au niveau des océans et servant de référence topographique), avec une précision et une résolution spatiale sans précédent.

Ses données permettent d’améliorer notre connaissance relative à la circulation océanique et à la composition de la croûte terrestre.

GOCE permettra, en conséquence, de faire des avancées significatives en géodésie, océanologie, climatologie, etc.

Le satellite GOCE, réalisé sous maîtrise d’œuvre de Thales Alenia Space, a été placé en orbite basse héliosynchrone le 17 mars 2009 pour atteindre une altitude finale opérationnelle de 260 km .

Les objectifs principaux de GOCE sont de déterminer :
  • les anomalies de gravité avec une précision de 1 mGal (10–5 ms–2)
  • le géoïde avec une précision de 1à 2 cm
avec une résolution spatiale inférieure à 100 km, ce qui représente une amélioration d’un rapport 100 par rapport aux missions précédentes.

Pour en savoir plus :
la Terre est un corps de densité hétérogène et cette hétérogénéité influe sur le champ de pesanteur et le fait même légèrement varier dans le cas des grandes circulations océaniques et des rythmes climatiques saisonniers
et voir ce que dit Wikipédia de GOCE,  en cliquant sur le titre

Textes de présentation de Jean-Jacques Dechezelles, Maurice Schuyer, Jean Lizon-Tati, Guy Lebègue, membres du Bureau 3AF Côte d'Azur & Max Bard, Thales Alenia Space
(C) Photo ESA : mise sous coiffe du satellite GOCE avant son lancement