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mardi 24 mai 2016

Exomars percera-t-il un des mystères de la vie sur Mars ?



Conférence de
Jean-Jacques Juillet
Thales Alenia Space
Directeur des programmes Européens science, exploration et observation de la Terre
&
Jean-Louis Heudier
astronome à l'OCA (ER)
Vice-président 3AF Côte d'Azur
écrivain, acteur de théâtre

Mardi 24 mai 2016 à 18h

Auditorium du Space Camp
5 allée des Cormorans
Cannes-la-Bocca

Plan d'accès sur Google Maps

Depuis l'Antiquité, la planète Mars fascine les hommes. Son mouvement et sa couleur en ont fait une cible privilégiée pour les astronomes qui, tentant de percer ses mystères, ont découvert la nature du système solaire. C'est en effet l'étude du mouvement de Mars qui permit à Kepler de trouver les lois du mouvement des planètes. C'est encore l'étude de Mars qui permit à Cassini de mesurer la distance de la Terre au Soleil. C'est sur Mars qu'on crut découvrir la vie extraterrestre. C'est encore Mars qui est la destination de grandes expériences de l'exploration spatiale. Mais que nous révèle Mars actuellement ? Pourquoi cette fascination ? Pourquoi aller sur Mars ?
Le 14 mars dernier une fusée Proton-Breeze lançait avec succès, depuis Baïkonour (Kazakhstan) en direction de Mars, le vaisseau de la première mission du programme ExoMars établi en coopération entre l'agence spatiale européenne (ESA), et Roscosmos, agence spatiale russe.
ExoMars 2016 approchera la planète Mars en fin d’année. Le vaisseau spatial, composé d’un orbiteur et d’un atterrisseur, entamera sa mission d’exploration scientifique. L’orbiteur, TGO pour Trace Gas Orbiter, analysera la composition gazeuse de l’atmosphère, à la recherche des sources mystérieuses de méthane, et approfondira la connaissance topographique 3D de la planète. L’atterrisseur, Schiaparelli, après séparation, testera la rentrée dans l’atmosphère de Mars avant de déposer sur le sol martien une petite station scientifique.
La conférence présente les deux aspects, astronautique et scientifique, et évoque la seconde mission, prévue en 2020, destinée à déployer sur Mars un « Rover » d’exploration au sol.
Thales Alenia Space, maître d’oeuvre industriel du programme, a aimablement prêté son concours au groupe régional 3AF.
Jean-Jacques Dechezelles & Jean-Louis Heudier
Voir programme ExoMars sur Wikipédia en cliquant sur le titre

Jean-Jacques Juillet  débute sa carrière en 1981 à Cannes dans le service des générateurs solaires d’Aérospatiale. De 1986 à 1995 il contribue au développement, essais et opérations du satellite d'astronomie ISO pour le compte de l’Agence Spatiale Européenne ESA. Il débute ensuite les études d’avant-projet du satellite FIRST qui deviendra Herschel et du satellite Planck. Après un séjour de 18 mois à Friedrichshafen comme adjoint au chef de projet Rosetta pour la phase B, il rentre à Cannes et devient chef de projet Herschel / Planck, le plus gros des programmes scientifiques qui ait été engagé par l'agence ESA. Depuis 2006 il est directeur des programmes Européens science, exploration et observation de la Terre de Thales Alenia Space à Cannes.



Jean-Louis Heudier est un astronome qui a exercé à l'observatoire de la Côte d'Azur de 1967 à 2009. De 1974 à 1989, il dirige le télescope de Schmidt du CERGA au plateau de Calern, le plus gros appareil photographique d'Europe. À partir de 2006, il dirige Observatorium, pôle de diffusion de culture scientifique implanté à l'observatoire de Nice. Il prend sa retraite en septembre 2009.
Jean-Louis Heudier est vice-président du groupe Côte d'Azur de l'Association aéronautique et astronautique de France (3AF) et président d'honneur de l'association PARSEC. Depuis sa retraite il s'est investi dans l'écriture de pièces de théâtre, racontant l'astronomie, qu'il interprète.


Jean-Jacques Juillet et Jean-Louis Heudier signent le livre d'Or




mardi 27 octobre 2015

Climats de la Terre : variations, certitudes et incertitudes

Image UNESCO-UNEP de peintures rupestres au Tchad
En quelques milliers d’années le Sahara est devenu désertique et l’homme n’y était pour rien. Les chameaux ont remplacé les bovidés à l’extinction des pâturages.
Conférence de
Jean-Jacques Dechezelles
Ancien Directeur des programmes scientifiques et d’observation de la Terre (aerospatiale)
Président du groupe Côte d'Azur de la 3AF
Membre de l’Académie de l’Air et de l’Espace

Mardi 27 octobre 2015 à 18h
Aéroport Cannes-Mandelieu
Salle Saint-Exupéry
Aérogare Cannes Mandelieu sur Google Maps



À quelques semaines de l’événement COP21, la conférence évoquera des éléments simples de compréhension physique de ce qui est en jeu.
La modélisation numérique du climat en vue de sa prévision est l’ambition de notre époque. Bilan énergétique terrestre, gaz à effet de serre, circulation de chaleur par les océans en forment des composants essentiels.
Ce que nous savons des variations anciennes du climat et ce que nous apprenons à l’ère des satellites nous invitent cependant à la modestie. Dame Nature garde encore bien des secrets. Plus certainement, l’accroissement des stocks de gaz à effet de serre dans l’atmosphère conduit à l’augmentation des températures mais les différentes latitudes géographiques ne la ressentiront pas uniformément. 
Jean-Jacques Dechezelles


Jean-Jacques Dechezelles
signe le livre d'Or
Jean-Jacques Dechezelles est  titulaire d'une licence de Physique, Paris-Orsay, 1962 et ingénieur diplômé de l'École supérieure d'informatique, électronique, automatique( ESIEA), Paris, 1963.
Il débute sa carrière en 1963 à Nord-Aviation, Châtillon et à la Direction des applications militaires (DAM) du Commissariat à l'énergie atomique. En 1968, il est muté à l'établissement des Mureaux en tant que responsable de l’ingénierie système des satellites Symphonie jusqu'à la fin du programme en 1975. Entre temps, le 1er janvier 1970, Nord-Aviation devient aerospatiale. De 1975 à 1977, il y est responsable des projets de satellites militaires.
Muté en 1977 à l'Établissement de Cannes, Jean-Jacques Dechezelles y poursuit sa carrière occupant des fonctions de responsabilité croissante dans les programmes de satellites, terminant directeur Science – Météorologie – Environnement, programmes en continuité pour les clients ESA et Eumetsat.
Il prend sa retraite en 2000 mais continue de s'investir dans diverses activités liées aux applications du Spatial.



jeudi 15 novembre 2012

Les satellites Pléiades : l'imagerie haute résolution optique, l'agilité en plus

Le satellite Pléiades en vol. Crédits : CNES - EADS Astrium/Master Image Films. 

Conférence de

Laurent Lebègue
CNES
Responsable Qualité image satellites  Pléiades


Luc Frécon
Thales Alenia Space
Directeur France et Export, Division Observation de la Terre


Jeudi 15 novembre 2012 à 18h

Thales Alenia Space Cannes
Salle Zeus – Bâtiment Odyssée
Allée des Gabians – ZI la Frayère – Cannes la Bocca
(Parking privé : entrée milieu Allée des Gabians
face à France Hélices)


Le système Pléiades, maintenant opérationnel avec Pléiades 1A en orbite qui sera suivi bientôt de son jumeau  Pléiades 1B, constitue une nouvelle génération de satellites d’observation de la Terre à très haute résolution optique. Il manifeste l’excellence de la France et de ses partenaires européens dans la maîtrise des diverses techniques de l’imagerie spatiale à bord comme en exploitation au sol. Après deux générations de satellites SPOT destinées à l’observation civile, avec une dominante cartographique, et deux générations Hélios destinées à la reconnaissance militaire, Pléiades permet d’aborder ce que l’on nomme la dualité. A l’échelle métrique nombre de besoins civils comme de Défense peuvent être servis par un système que l’on qualifiera de dual, capable d’oeuvrer pour les deux communautés avec les contraintes d’usage.
Pléiades marque un important saut qualitatif grâce à un concept différent de satellite, plus léger, plus ramassé et beaucoup plus agile. Depuis sa position orbitale, à 680 km d’altitude avec un défilement du sol d’environ 7,5 km/s, le satellite peut très rapidement changer sa direction de visée en basculant de part et d’autre du plan orbital ou d’avant en arrière. Cette faculté d’évolution permet de réaliser des mosaïques d’images avec un champ élargi ou de composer des vues d’une même scène prises sous différents angles afin de restituer une scène en 3D.

La caméra réalisée à Cannes

Des sauts technologiques remarquables dans l’instrumentation et la gestion de bord ont permis à Pléiades de rivaliser en performance et qualité avec les systèmes américains. Le CNES aidé des deux grands industriels spatiaux, Astrium Satellites et Thales Alenia Space, qui a réalisé à Cannes la caméra du satellite, a mené ce programme au succès.

Les applications

Le segment applicatif, en aval de la production d’images rectifiées, s’est largement développé, notamment pour « monitorer » les infrastructures urbaines et péri-urbaines. L’Europe a été la première avec Spotimage à concrétiser un système pérenne de délivrance d’images spatiales relié à l’exploitation des systèmes d’information géographiques SIG ; c’est aujourd’hui GeoInformation du groupe Astrium Services qui assure la distribution et la commercialisation des produits images délivrés par Pléiades.
Par ailleurs Pléiades offre des capacités d'acquisition stéréoscopique pour répondre aux besoins de cartographie fine, notamment en zone urbaine, et pouvant intervenir en complément de la photographie aérienne.
Le premier satellite à été lancé le 17 décembre 2011, le second est prévu le 1er décembre prochain.
Les conférenciers présenteront les capacités du système Pleiades ainsi que les spécificités de son instrument d’optique et reviendront sur les opérations de Qualité Image menées depuis le tir visant à fournir aux utilisateurs les meilleures images possibles. Un panel de prises de vues caractéristiques, souvent spectaculaires sera montré, y compris des images stéréoscopiques (lunettes fournies).
Textes de Laurent Lebègue et Jean-Jacques Dechezelles, président du groupe Côte d'Azur de la 3AF

Laurent Lebègue
et Jean-Jacques Dechezelles,
président 3AF Côte d'Azur,
remplaçant Luc Frécon indisponible
Laurent Lebègue
De formation ingénieur en traitement d’image de l’École Supérieure des Sciences Informatiques (ESSI) de Sophia Antipolis complété par un master à l’École nationale supérieures des Télécommunications de Bretagne, il a démarré sa carrière en 1991 à Aerospatiale-Cannes en travaillant sur la qualité des images des instruments des satellites d’observation optique Hélios 1 et Hélios 2. Il a ensuite rejoint le CNES en 2001 pour participer à la recette en vol du satellite SPOT5 lancé en 2002 et au suivi des opérations de calibration des images des satellites de la famille SPOT et Helios. Depuis 2007, il est responsable de la Qualité Image des satellites Pleiades dont il a coordonné les activités de recette en vol depuis le lancement en décembre 2011.
Luc Frécon
Né l'année de Spoutnik1
Ingénieur X, spécialités Télécom puis SupAéro
Candidat Spationaute
Débute au CNES (projets Végétation et Hélios1)
Rejoint aerospatiale Cannes (TAS) dans la Direction Sciences et Observation de la Terre (projets Rosetta puis filière PROTEUS- mission Jason)
Aujourd'hui Directeur 'France et Export' dans le domaine de l'Observation de la Terre (Civil, Défense, Export)
Les spectateurs appréciant les images 3D stéréo spectaculaires 


mercredi 29 octobre 2008

Conférence : L’eau sur Terre et dans l'Espace


Jean-Jacques Dechezelles, 29 octobre 2008, Cannes
L’eau, élément primaire de la vie, abonde à la surface de notre planète sous sa forme marine. La Terre, planète bleue, doit à cet élément les conditions ambiantes de température et d’humidité nécessaires à la vie depuis les organismes unicellulaires jusqu’aux espèces les plus évoluées. Dans cet extraordinaire équilibre entre le milieu extérieur, soleil – vide spatial, et le milieu intérieur, atmosphère – océans – terre solide – biotope, un facteur essentiel prévaut : le cycle de l’eau. Malheureusement cet équilibre ne résulte pas en une répartition homogène entre les différentes parties du monde : la disponibilité de l’eau démontre toute la misère du monde lorsqu’elle n’est pas accessible aux populations. Les satellites, avec leurs instruments et leurs sondeurs, participent à l’amélioration des connaissances scientifiques concernant ce cycle de l’eau. Ils fournissent aussi de précieux renseignements pour notre environnement climatique et météorologique, pour l’inventaire des ressources aquifères bienfaitrices nécessaires aux applications terrestres ou, a contrario, pour l’appréciation des désastres tels que sécheresse ou inondations. Les satellites sont non seulement des observateurs, mais aussi des arpenteurs systématiques. Les grandes organisations internationales ONU, FAO, UNESCO, font usage de telles données satellitaires pour aider à améliorer les politiques de gestion de l’eau et pour venir, le plus à temps possible, au secours de ceux qui sont déshérités par l’absence ou le trop plein d’eau. La réalisation des grandes infrastructures bénéficie également en ce sens de ces données. L’exploration spatiale est également très orientée par la recherche de l’eau hors de la Terre. Sa présence comme élément abondant dans l’univers est bien attestée par les observations astronomiques et maintenant plus visiblement par les sondes d’exploration, vers les planètes gazeuses et les comètes, où l’eau est présente sous forme gazeuse ou de glace, ou encore vers certaines des lunes de Jupiter et Saturne, par exemple. Et de nouvelles aventures spatiales se préparent au XXIème siècle : retour sur la Lune, débarquement sur Mars. La préparation de ces missions, outre la technologie des vaisseaux et la connaissance des limites de la physiologie humaine, ne peut ignorer un aspect essentiel : aucune station habitée sur ces planètes ne pourra exister sans un approvisionnement en eau : il s’agit là d’une sécurité première.

La conférence est publiée dans la Lettre 173